Playne a testé pour vous : Les Lames du Cardinal

Posted in Report with tags , , , , , , , , , on 5 juin 2014 by Playne

Si je vous dis Dumas ? Vous me répondez escrime, cape et épée. Si je vous dit Pevel ? Vous me répondez « roman-trop-cool-de-ouf-avec-des-gragons-dedaaaans ». Enfin, si vous êtes familier du bouquin.

Si vous avez lu des romans du genre, vous avez une idée du genre d’ambiance que ça peut donner. La France (dont les contours n’ont pas grand chose à voir avec la configuration actuelle) est en guerre pour des raisons religieuses et économiques avec pas mal de monde. Toutes ces grandes puissances, par un jeu d’alliances ou d’opposition cherche à obtenir le meilleur bout de gras et à assurer sa domination sur les autres. Ajouter une couche de religion (catholiques VS protestants) et vous obtenez un joli bazar, dans lequel l’honneur est une valeur cardinale.
Rajoutez à ça l’imagination fabuleuse de Pevel, et une couche de dragons. Pas simplement de grosses bestioles qui crachent du feu. Des créatures magiques, dont les pouvoirs dépassent l’entendement humain (ce qui n’empêche pas de s’intéresser à la question, hein) et vous obtenez un degré de lecture amusant. La puissance draconique s’ajoute aux intrigues humaines, la corrompant ou l’avilissant (fricoter avec les dragons, c’est pas forcément bon – vous pouvez choper la rance, un genre de maladie de peau bien crassoux qui vous tue à petit feu).

Parmi les puissants de ce monde : le Cardinal. Conseiller du roi de France, il a à cœur de servir les intérêts de la France et de la défendre contre la menace extérieure ou intérieure. Dans son arsenal de moyens intellectuels et humain, on trouve les Lames du Cardinal. Véritable unité d’élite, triée sur le volet, que les joueurs peuvent être amenés à incarner.

Clairement, si vous avez rêvé de vous battre à la rapière, de faire des acrobaties en combat (lancer de tabouret, tarzanneries aux tentures, chutes de chandelier, …), et d’user de vos charmes et de votre intellect pour servir vos intérêts (et accessoirement, ceux de votre Roi, mais surtout ceux du Cardinal) : ce jeu est fait pour vous.

Issu de l’adaptation des romans de Pevel du même nom, le jeu de rôle des Lames du Cardinal a également l’avantage d’avoir été co-construit avec l’auteur. Pas de risque de grand n’importe quoi, l’adaptation en JDR étant même une sorte de prolongement des romans. On peut retrouver les personnages des romans, et les liens entre le setting du jeu et les romans apporte une dimension intéressante – même s’il n’est absolument pas nécessaire d’avoir épluché les bouquins pour jouer.
Majoritairement parce que le système de jeu est tout simplement le système le plus accessible auquel j’ai joué.
La création est parfaitement rapide : il faut choisir 2 professions que le personnage a exercé (dans des archétypes existants) avant de rejoindre les Lames. Autour de cette première ossature, vous construisez votre historique et choisissez le style d’escrime adéquat. Il existe 4 écoles d’escrime : germanique (pas dans la dentelle, on fait dans l’offensif et on tape fort), française (on est plus fin et on tape juste), italienne (on est très graphique et on place des touches) et espagnole (on épuise son adversaire avant de lui porter une frappe chirurgicale).
Chacune a ses avantages et ses inconvénients, et les écoles sont complémentaires entre elles – mais j’y reviendrai plus tard.
Des arcanes tirées d’un tarot (le tarot de ombres) peuvent compléter la création du personnage – cela permet d’introduire la notion de « quelque chose de plus grand que toi a influé dans ta destinée » et expliquer certains traits de caractère du personnage. On peut en piocher au maximum 2.

Une fois votre personnage créé, vous pouvez commencer à grenouiller dans les intrigues mijotées par votre bien aimé maître du jeu.
Ne nous leurrons pas, une grande partie de l’intérêt du style de la cape et d’épée c’est avant tout les combats. Sinon, inutile d’avoir une épée me direz-vous.
Et c’est là où pour moi le système est brillant. Il n’y a pas de dés, mais des cartes. Les joueurs tirent donc une main de carte, et peuvent utiliser des feintes ou des bottes qui permettent par exemple de désarmer son adversaire, de lui porter un coup fatal, de garder l’initiative du combat, de réduire à néant la défense ou l’attaque d’un adversaire…etc.
Les cartes sont comme un jeu de tarot classique, sauf que les couleurs sont différentes. On a donc griffe / souffle / sang / écaille. Griffe et souffle sont noires, et sang et écaille rouges. A cela peuvent s’ajouter des cartes du tarot des ombres, qui influent sur la main que vont tirer les joueurs. Le paquet de cartes tourne rapidement, et est rebattu très régulièrement (ce qui permet de ne pas tomber toujours sur les mêmes enchaînements).
Étant donné que le jeu repose en grande partie sur les liens entre les lames, le système permet de matérialiser cet échange de plusieurs façon. Tout d’abord, il existe un système de « points de groupe » qui permet d’aider l’une des lames quand elle est dans la mouise (piocher des cartes, notamment), et un système qui – dépendant du degré de proximité avec les lames – permet aux joueurs d’échanger des cartes. Ce qui est assez fantastique quand la dernière figure qui manque à votre main se trouve être piochée par votre camarade qui n’en a que cure. L’idée est de jouer le collectif, et puisque le système n’est pas punitif – dans les faits ça suit. Cela permet donc de jouer tactique, et je trouve que cela renforce beaucoup la dimension ludique du système.

Quelque chose d’agréable aussi : c’est beau à regarder. Les cartes de tarot sont joliment dessinées, l’esthétique globale de la boite, des livrets, des jetons et de tout le tralala est vraiment agréable à la cornée. La cerise sur le gâteau étant l’écran – qui est pour le coup vraiment, vraiment chouettos. Pour ne pas dire canon.

Testé et approuvé, comme on dit chez nous.

Oh, et soit dit en passant : For A Handful Of Dice never dies. On a juste de grosses vies compliquées à côté.

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Yog-Sothoth-ally cool.

Posted in GM Toolbox on 3 juin 2013 by Gojikun

Ce weekend, j’ai enfin pu baptiser CthulhuTech.

Si du point de vue du setting j’étais déjà convaincu, restait à voir comment le système se déroulait. Comme prévu, il accuse d’une certaine lourdeur, mais compensée par une bonne logique et une certaine précision. Bien que le combat fut simple et sans grand rebondissement (grâce à un tir de plasma dévastateur), il fut assez excitant. Suffisemment, pour que ma nouvelle lubie soit de modéliser les mecha du jeu et en faire des impressions 3D pour rendre les combats plus sympa, voire se faire quelques escarmouches pour le fun.

Mon coté rule lawyer reprenant le dessus malgré lui, l’indexation du bouquin grâce à de petites étiquettes post-it colorées et la conception d’une aide de jeu par mes soins ont évité que la partie se déroule uniquement en combat. J’en ai profité pour corriger et compléter la cheat sheet aujourd’hui.

CthulhuTech Cheat Sheet CthulhuTech Cheat Sheet2

GodWord : Part 1

Posted in GodWord with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 21 avril 2013 by Gojikun

Bon, pour poster ici, je vais faire quelque chose que je m’étais promis de ne jamais faire : vous filer du contenu pour une partie de JDR. Si je voulais éviter de faire ça, c’était pour garder l’aspect généraliste du blog, avec des conseils applicables à tout genre de JDR. Mais bon, comme vous l’avez remarqué, ça se fait très mou ici depuis pas mal de temps. Et ce post m’a rappelé l’existence d’une petite idée que j’ai eu pour D&D. Pourquoi D&D ? Tout simplement parce que je connais quasiment le MdJ 3.5 par coeur. Sans déconner. J’ai été un rule laywer ultra chiant pendant un sacré bout de temps, jusqu’à ce que je lise les Arcanes Exhumées et que j’étende mes lectures pour découvrir que oui, on pouvait bidouiller et que ce n’était pas grave. Même que c’était plutôt cool. Même que c’était en fait indispensable quand on a des joueurs qui connaissent bien les bouquins. La seconde raison, c’est que en amateur de roleplay (mine de rien), il y a quelques petites choses qui m’ont toujours frustré dans les produits DD : la religion. Lire la suite

Not dead (yet) !

Posted in Annonces on 16 janvier 2013 by Gojikun

Non, le blog n’est toujours pas mort.
Mais il est dans un coma que certains regardent d’un œil fataliste. Je ne vous le cacherai pas, ça ne me plaît pas plus qu’à vous. La page des notes est jonché de cadavres de brouillons qui ne demandent qu’à être réanimés, mais avec peu d’espoir, puisque j’ai un peu perdu le flow et surtout mon train de pensée. Je vais donc peut-être faire des notes plus courtes, plus « outillées », à la manière de Zak Smith, cet homme que j’admire et à qui ni vous ni moi n’arrivons à la cheville.

Néanmoins, les activités rôlistiques se multiplient chez moi, et je commence même à y mettre un pied professionnellement. Vous avez bien lu. Il se pourrait qu’un jour prochain vous voyez mon nom en ouvrant un magnifique ouvrage parfaitement imprimé et relié.
Je ne vous en dis pas plus.

De même, je continue la tambouille et mes projets plus personnels, qui resteront secrets jusqu’à ce que j’ai le feu vert de mes proches.
Vous aurez aussi l’occasion, prochainement, de jouer à un jeu, vidéo cette fois-ci, pixel-arté et animé par mes soins.
Enfin, vous pourrez me voir vendredi prochain à l’IRL du Grog, si vous y allez aussi. Je pourrais vous dire de chercher le barbu à cheveux longs, mais j’ai le sentiment que je ne serai pas le seul…

Pour vous parler un peu de ma vie de joueur, j’ai acquis Fiasco, qui s’est révélé excellent, et qui le permettra de m’exercer au roleplay et à l’improvisation. Bref, faire un peu de RP alternatif, loin des dés, des feuilles de perso et de la notion de GM ne peut qu’améliorer vos performances dans un JDR plus classique, et je vous le conseille.

En attendant la suite, jeep calm and throw a roll…

GM 101 — Tabula plenus

Posted in GM 101 on 7 novembre 2012 by Gojikun

Comme vous le savez certainement, la plupart des articles que j’écris sont grandement inspirés par mes lectures rôlistiques. Mais, pour une fois, j’enchaîne les parties à un rythme régulier, ce qui me donne de la matière à triturer et étaler comme des viscères sur une table d’opération. C’est donc ainsi, et en lisant Vornheim de Zak Smith, que m’est venu l’idée de faire un article sur les « tables ». Lire la suite

Annonce — Mea Culpa

Posted in Annonces with tags on 1 novembre 2012 by Gojikun

Bonjour,

Hier, vous étiez tranquillement en train de checker Facebook ou vos flux RSS, quand soudain, vous vire ce que vous attendiez depuis 2 semaines. Un nouvel article sur le blog. Malheureusement, vous cliquâtes pour faire face à une erreur 404 des plus frustrantes — ou une page avec des notes succintes —.

Mea Culpa, c’est du à une fausse manip’ sur l’application mobile de wordpress dont la clarté et l’ergonomie ne sont pas celles de la fameuse pelle chinoise. Mais ne vous inquiétez pas, j’ai quelques articles sur le feu, et vous aurez donc de la saine lecture cette semaine.

Keep calm and continue rolling.

GM 101 — Push It to the Limit

Posted in GM 101 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 19 octobre 2012 by Gojikun

Mes chers compatriotes, je vous avais dit que je ne vous donnerai pas d’astuce ultime pour la simple raison qu’il n’en existait pas. Je dois vous confesser, j’ai menti. Il y a bien une chose qui vous permettra de mettre vos joueurs dans la situation dite du « souillage de sous-vêtements ». Tout comme la règle d’or « Keep It Simple Stupid » ou K.I.S.S., adoptez le « Push It To The Limit » ou P.I.T.T.L. — Oui, cet acronyme n’a aucun sens. —.

Et c’est là que vous me dîtes : « Mais, maître vénéré, quel est ce ‘it’ que nous devons pousser tel le bousier poussant l’excrément du bovin saharien toujours plus haut, plus loin, plus vite, jusqu’au bout de l’extrême limite ? » Lire la suite